INFORMATIONS TAM-TAM SUR LE NUCLÉAIRE
octobre 2002
T-T, page 3:
STRASBOURG: Une Europe sans nucléaire!
Grand rassemblement, à 13 heures, devant le Palais de l'Europe, avenue de l'Europe. De l'énergie pour tous les pays mais sans le nucléaire, qui n'est PAS du développement durable. Seuls les déchets nucléaires sont durables, ce, pendant des milliers de générations
INQUIÉTANT
D'après un communiqué de l'AFP en date du 24/8/02, le représentant démocrate américain Edward Markey a déclaré que dans plus de la moitié des exercices de sécurité, avec simulation d'attaque terroriste, qui ont été effectués dans les centrales nucléaires, ce sont les "terroristes" qui ont gagné
PBMR
Ce Pebble Bed Modular Reactor, d'un nouveau type, que veut construire l'Afrique du Sud, à Koeberg, (annonce du 30 juillet) ne soufre d'aucun délai de construction. Sans bâtiment de containement, et au graphite -tout comme Tchernobyl et Windscale - ils est une terreur qu'aucun écologiste ne veut voir naitre. Les seuls quatre réacteur similaires déjà construits (e.a. le THTR de Hamm, en Allemagne) sont déjà fermés. Pour qu'il soit compétitif, la compagnie PBMR veut en construire 258 en 25 ans. L'Afrique du Sud ne possède que 2 réacteurs nucléaires, construits par Framatome, à Koeberg.    (NucNet)
ZORITA
(ou Jose Cabrera), le plus vieux réacteur nucléaire espagnol (Zorita a son dôme peint en rouge, c'est unique au monde), mis en service industriel en août 1969, a déjà été chargé de combustible, avant même de recevoir, le 15 octobre, une nouvelle licence de prolongation d'exploitation pour 3 ans. La licence précédente, pour 3 ans également, lui avait été accordée en octobre 1999. 3 ans seulement, car le coeur du réacteur présente des centaines de fissures découvertes en 1944. (Jahrbuch der Atomwirtschaft).
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KASHIWAZAKI-KARIWA-3
est japonais. Sur le no3, l'un des SEPT réacteurs nucléaires à eau bouillante de ce site, on a découvert 20 fissures, dont certaines longues de 6 centimètres (Nucleonics Week, 29/8/02)
STADE
Ce réacteur nucléaire allemand de 672 MWe, fermera dans 4 ans, cela pour raisons économiques. Ainsi en a décidé l'opérateur, la compagnie électrique Hainburg Electricity Works     (Anti-Atom-Aktuel)
HÉLAS !
Le réacteur nucléaire chinois Ling Ao-2, de 935 MW de puissance, livré par Framatome (France) devait être connecté au réseau en septembre  (WISE).
GROSSE ERREUR...
que celle de Thérèse Jeunejean dans Le Ligueur no25, qui écrit que le Césium 137 restait actif pendant 30 ans. C'est, après 30,17 ans que ce césium (dont Tchernobyl relâcha des quantités énormes) perd LA MOITIE de sa radioactivité. C'est la période radioactive ou demi-vie. 30,17 ans après, il perd la moitié de ce qui reste, etc. On considère que dix demi-vies rendent un produit quasi neutre. C'est 301,7 ans que Mme Jeunejean aurait dû écrire. C'est ainsi que le plutonium 239, qui traverse souvent notre pays par rail et route, ne sera vraiment inoffensif que dans 241.000 ans. Curieux héritage à nos enfants.
ARROGANCE...
que celle de Philippe Bodson et Victor Berlemont qui, dans Le Soir du 12 juillet, avaient taxé Greenpeace de "délire écologique". Sans doute une erreur de leur part, le vrai délire est nucléaire. Fiers qu'ils sont (comme tout le lobby nucléaire d'ailleurs), que le nucléaire ne produit pas de CO2, oubliant (ils sont ingénieurs !) que pour produire les tonnages énormes de béton et d'aciers des centrales, les quantités de CO2 émises sont incommensurables de l╠ordre de¸ l╠agriculture¸).
p.2

Mieux vaut lire Hubert Reeves, un vrai savant, celui-là, qui écrit dans Le Monde du 2 avril: 'L'énergie nucléaire n'a probablement pas d'avenir?", ou lire dans Libération du 7 juin, Bernard Laponche, un autre ingénieur, français celui-là, qui lève le lièvre des déchets nucléaires, passés sous silence par Bodson et Berlemont. "Décidément, rien n'est réglé, on escamote les déchets dangereux en les enfouissant à très grande profondeur, sans pouvoir garantir l'inviolabilité d'un tel stockage dans les siècles et les millénaires à venir.
D'AUTRES INGÉNIEURS,
belges, eux aussi, (lisez: hommes d'affaires) n'escamotent pas les déchets nucléaires. Ils vont - notez le temps futur, en usage depuis 51 ans - les emprisonner. La prison, en béton, doit encore être construite (ce, sans produire de CO2 pour satisfaire Bodson et Berlemont) à Fleurus et à Farciennes. Demander l'avis de la population des lieux? Vous n'y pensez pas. S'ils ont une g.... c'est pour la fermer! C'est Michel Foret qui va trancher, en 2005. En attendant, la production de déchets nucléaires continue, non seulement à Fleurus mais aussi à Tihange, mais aussi à Doel, Mol, Dessel, etc. (tiens, des déchets flamands en Wallonie?). Scandale!
PLUTONIUM
Pour en savoir plus sur ce produit artificiel, le plus toxique et dangereux qui soit au monde, lisez le livre "La filière nucléaire du plutonium; une menace pour le vivant", de Jean-Pierre Morichaud. Èditions Dilisco en France et Nord-Sud en Belgique.
· un autre livre "Nucléaire: la démocratie bafouée; La Hague au coeur du débat" par Didier Anger, vaut aussi la peine d'être lu. 450 p. Editions Yves Michel.
Si, le RAINBOW WARRIOR II,
de Greenpeace (le premier fut coulé, en temps de paix, par la France) croise pour l'instant, accompagné d'une vingtaine de yachts, dans la mer d'Irlande, c'est pour intercepter, ou le "Pacific Pintail", ou le "Pacific Teal" - deux bateaux identiques, légèrement armés - venant du Japon avec du MOX (mélange d'uranium et de plutonium) à bord. Un peu d'histoire, le pourquoi de ce retour du MOX au pays qui l'a fabriqué. Ce MOX avait été vendu à la compagnie électrique japonaise Kansai Electric Power pour être brûlé dans la centrale nucléaire de Takahama. Ayant constaté, à l'arrivée au Japon, en 1999, que ce combustible avait été "falsifié" par la BNFL (britannique), la Kansai l'avait refusé. Après bien des négociations, la BNFL avait accepté de reprendre le MOX à ses propres frais et de compenser financièrement la Kansai. Le MOX a donc repris la route le 4 juillet. Par souci de sécurité (on craint tout autant Ben Laden que les écologistes) "on" n' a pas divulgué lequel des deux bateaux, si pas les deux, porte(nt) cette cargaison dangereuse qui devrait arriver au port de Barrow-in-Furness l'un de ces jours. Le long de la route suivie, 80 gouvernements ont condamné ce voyage   (The Irish Times, 13/09/02, p.5)
SONDAGE
Celui du CREDOC, en janvier 2002, auprès d'un échantillon représentatif de 2.000 personnes, àgées de 18 ans et plus, posait la question: "Selon vous, le choix du nucléaire pour produire les % de l'électricité en France, présente-t-il plutôt des avantages ou plutôt des inconvénients?". 42,3% des sondé(e)s y trouvent plutôt des avantages, 43,9% des inconvénients, (ndlr: en 2000, c'était 35%), 13,8% sont indécis(es).
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TCHERNOBYL
"Le nombre de 1.800 cancers de la thyroïde, recensés entre 1986 et 1998 chez les moins de 18 ans au moment de la catastrophe, en Ukraine, au Belarus et en Russie, est vraisemblablement dépassé aujourd'hui.Ë; ont déclaré, le 19/4/02, devant la presse, les experts français de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). "L'épidémie pourrait encore s'étendre, car environ 6,9 millions de personnes vivent sur des territoires contaminés au-dessus de 37.000 Becquerels par mètre carré'; ont-ils ajouté.
· Quant au tremblement de terre qui aurait causé la catastrophe de Tchernobyl (afin de ne pas mettre en doute la maîtrise des techniciens du nucléaire, fussent-ils Russes) relaté par le T-T de février, qui se basait sur l╠IONIX de décembre 01, il n'a jamais eu lieu. Aucune maison de Prypiat, toute proche, n'a été ébranlée. (¤Le mystère, coutumier à l'atome, demeureË rajoutait Christian Jacques. (Ndu webmaistre: NON!: voir la réponse de Monique Sené du GSIEN in INFONUC).
DÉTECTER L'ÂGE
des... grands crus, grâce au Césium 137. Cela se fait depuis deux ans. On a ainsi pu détecter de faux Margaux et Lafite, étiquetés 1900 alors qu'ils étaient postérieurs à 1950. Les essais nucléaires, en effet, autant des Russes, des Américains des Français -et d'autres, hélas !- ont saupoudré les terres de Césium 137, où les vignes s'abreuvent.
ACTUALITÉ NUCLÉAIRE
est le bulletin d'information du Forum Nucléaire Belge. Son numéro de juillet (20 pages) est entièrement consacré à combattre la sortie progressive du nucléaire en Belgique. C'est, écrit-il, une décision politique, idéologique même, et de clamer la sécurité absolue du nucléaire, la gestion sûre des déchets radioactifs, la sécurité d'approvisionnement (où il cite les énergies fossiles toutes importées, comme si l'uranium était extrait de notre sol). En bref, vingt pages de larmes pour dire que (c'est ce Forum qui parle): "Il n'y a aucune raison scientifique, technique ni économique de procéder à la fermeture des centrales." Sortez vos mouchoirs!
BRENNILIS
Le T-T de juin vous en parlait. D'autres précisions nous sont, depuis, parvenues. Il reste 450 m a casser (un cube de plus de 21m d'arête). Commentaire REZO: 5 ans de conception et de construction. 18 ans de service. 12 ans de décontamination. 21 ans de démantèlement. Soit 18 ans d'activité, contre 38 ans pour le construire puis le démanteler totalement sauf... si des surprises surgissent. Rentable? Au sujet de ce petit réacteur breton: Savourez la réponse d'Alain Ensuque, son directeur, à un journaliste qui lui posait la question: "Que fera-t-on du bloc réacteur de 70 tonnes hautement radioactif?" "D'ici à 15 ans on aura trouvé une filière pour stocker de tels éléments." L'efficacité de ce réacteur n'a été que de 54%. Que penser du rendement de son directeur...
RETOMBÉES
Celles des tests atomiques aux USA durant les années de guerre froide ont tué 11.000 Américains par cancer et plusieurs milliers dans d'autres pays. Ce rapport, présenté au Congrès par le US Department of Health est la première tentative de chiffrer les nombre de cancers causés par les essais atmosphériques. Entre 1951 et 1963, 390 bombes nucléaires explosèrent au-dessus du sol. 205 des USA, 160 de l'ex URSS, 21 du Royaume Uni et 4 de la France. Malgré l'interdiction, en 1963, de tels essais, des douzaines d'autres ont été effectués par la France et la Chine. La tolérance imaginée par diverses autorités, quant à une dose limite, est remise en question.
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